Jeu de Rôle
 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion

Partager | 
 

 Seuls au monde

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Artémis Spector
A son propre compte


Messages: 5

Parchemin d'identité
Alignement: Neutre
Armes: pistolet, sabres
Découvertes:

MessageSujet: Seuls au monde   Sam 18 Fév - 13:57

On pointe souvent du doigt l’ivresse de la jeunesse, mais qu’en est- il de l’ivresse du rhum ? Artémis la connaît et la côtoie tous les jours. Pourtant, il ne saurait dire s’il est ivre mort ou mort tout court, son corps est étalé de tout son long sur la barque, essayant de déplacer son poids au mieux de façon à le répartir convenablement : il en a plus que marre des tangages incessants de la mer qui viennent ajouter à ceux de son esprit en ébullition. La dernière bouteille de rhum en main, il salut solennellement les oiseaux de proies au-dessus de sa tête, tournoyant comme des charognards affamés. Artémis sait qu’il est plus une loque en ce moment que le dernier cadavre d’Asombrada, mais l’étincelle de vie et d’intelligence qui subsiste encore en lui les repousses à bonne distance. Ou, plus probablement, l’odeur forte d’alcool et d’urine qui se dégage de l’entièreté de son corps dégoûte même les oiseaux qui refusent de se souiller. Sans s’en rendre compte, une douce somnolence le prend, jusqu’à ramener ses bras et ses jambes plus près de son corps. A force, la barque perd son équilibre précaire, une vague s’engouffre à l’intérieur et vient réveiller Artémis en sursaut. Grossière erreur, l’agitation dont il est prit ajoute un déséquilibre de trop qui le plonge dans l’eau. Il perd rapidement conscience par pure paresse, l’alcool aidant.

Son corps flotte sur l’eau, le visage baisant la mer. Les vagues le transportent plus près de la terre pendant que ses poumons se remplissent d’eau. Le port se détache rapidement sur l’horizon alors que des bateaux de pêche passent près du noyé. Un seul pêcheur baisse le regard sur lui puis le dédaigne aussitôt, sûrement mort, se dit-il. Heureusement, cinq minutes plus tard, sa tête heurte violemment la coque d’un navire amarré au port, le réveille est brutal. Il s’accompagne d’une panique considérable, de régurgitations d’eau salé et de rhum, de battement de bras et de jambes pour essayer de flotter, un essaie fort douteux. En somme, il se noie à nouveau. Un marin aux bras énormes vient le sauver de la mort, mais il continue toutefois de vomir quantité de liquide sur son sauveur, le dégoutant. A terre, le héros jette par terre sans la moindre douceur le corps spasmique et s’en va en lui tournant le dos. Le souffle coupé par sa brutalité, Artémis se demande s’il mourra de trop plein d’eau ou d’air. C’est l’alcool qui vient le sauver en ressortant par le nez, débouchant les voies nasales qui servent finalement de conduit de régurgitations par substitution à la bouche de tout le surplus de liquide, l’air se contentant des voies buccales. Une bonne dizaine de minutes plus tard, le chasseur de prime est debout, mouillé jusqu’aux os, les yeux rouges, la gorge brûlante, le nez ravagé de l’intérieur.

Une serveuse de la première auberge où il voulu s’installer le rejeta coup sec, son odeur et sa saleté pouvant repousser les riches clients. Les cinq suivants le mirent à la porte également. Le voici donc à quémander rhum et repas à « La Miteuse » qui porte bien son nom. Insalubre et austère, Artémis a l’impression qu’une compagnie de joyeux ermites est devenue folle et a fondé par manque de folie une auberge sur la base de leurs quelques économies, donc rien. Les tables et les chaises son rongées par les mites pendant que la nourriture se mêle aux rats et aux cafards. Pourtant, loin de se démonter, les clients essayent tant bien que mal d’en faire un lieu agréable, festoyant comme des princes et des princesses. Artémis s’en va se faire quelques nouveaux amis à une table chargée en bavardage et en rire plus qu’en nourriture. Heureusement, le rhum ne manquait pas. Buvant comme si la journée avait été des plus banales, la gorge d’Artémis semble vouloir s’extraire de lui à chaque gorgée, mais rien au monde n’aurait pu l’arrêter de boire. Tout à coup, un silence sans nom règne dans la salle. Artémis ne le remarque pas tout de suite et continue sur sa blague sur la différence entre un pot cassé et le derrière d’une femme. Il s’arrête de parler au bout de dix secondes de silence, une perle de sueur glissant le long de son échine : Hisadora vient d’investir les lieux.

Une femme fort charmante de loin, on l’a dit farouche. Elle boit comme un trou, une table de cinq lui a été réservée. Artémis la connaît de par les rumeurs, mais surtout, par le prix qu’on met sur elle. C’est une criminelle de la pire espèce d’après les affiches, elle est à la fois pirate et missionnaire. Pirate car elle pille, vole, viole et détruit, missionnaire car on l’a dit déterminée à en finir avec les corsaires, elle en tue cent en quelques semaines. Artémis ne croit toujours pas qu’il n’y ait jamais eu cent corsaires dans le monde, mais si ce genre d’information permet d’augmenter sa prime, rien ne lui fait plus plaisir que d’y adhérer. Il ne cesse de jeter des coup d’œil vers elle, espérant la voir s’en aller et elle le fait après une heure de buverie sans modération et d’injures à tous ce qui avaient la malencontreuse idée d’être vivant à ses yeux. Une chandelle en a prit pour son grade. Artémis se lève deux minutes après qu’elle soit partie.
Elle ne marche pas très droit, lui non plus. Elle se cogne contre les murs, lui aussi. Mais la différence, ce qui fait qu’Artémis est le chasseur et non la proie, c’est qu’il est derrière elle à la suivre. Et là, tout change car il a des chances de toujours avoir une longueur d’avance sur elle, non à proprement parler bien sûr puisqu’il veut la suivre et non le contraire. Attendant qu’elle soit dans l’ombre d’une enseigne, il lui saute à la gorge, frappant sa tête contre un mur de pierre. Elle s’évanouit aussitôt, sans un cri ni un bruit à part le choque entre la boîte crânienne et le mur. Puis il se penche sur son corps, le soulève, le pose rapidement sur son épaule droite et s’en va retrouver sa barque pour la livrer aux autorités d’Asombrada.

« Où est-elle ?... »

Le pauvre garçon est arrivé sans barque ni bateau et il ne s’en souvient plus. Par contre, l’homme qui vient d’accoster de nuit avec une barque étrangement semblable à la sienne se souviendra de ne plus jamais parler à un homme ivre, qui ne sait absolument pas parler correctement et qui en plus, veut lui prendre sa barque. L’inconnu s’en va en menaçant de mort Artémis s’il s’avère qu’il lui a dérobé son bien au petit matin. Par pure politesse, si dit- il, Artémis préfère voler la barque de quelqu’un d’autre, une barque à voile. Il pose le corps léger et endormi sur tout le long, va se poster au bout près du gouvernail, puis détache le petit bateau et le laisse glisser loin du port pensant se diriger vers la grande île.
Il s’est endormi. Lui qui pensait mener la barque, si ce n’était pas la mouette qui est posé sur le gouvernail en ce moment, il aurait dérivé au loin sans espoir de retrouver son chemin. Où est- il donc ? Il envoie, d’un coup de poing particulièrement habile, l’oiseau qui leur a sauvé la vie dans l’eau, le noyant sans autre forme de procès. Sa proie dort encore, le soleil est déjà haut dans le ciel éclairant son visage paisible. Il devait être midi depuis un bon moment, Artémis essaie de trouver un point de repère. Heureusement, une île se détache au loin. Il dirige la barque vers elle, profitant des grandes vagues qui semblent apprécier qu’il prenne cette direction. Alors qu’il distingue, non un port, mais une plage, des récifs se dressent devant eux comme des remparts à l’accostage. Peu importe se dit-il, je retourne sur mes pas. Il n’y a jamais eu de pas, seulement des glissades mouvementées sur l’eau. Les vagues emportent Artémis et son attirail sans prendre en compte le mouvement de son gouvernail, une très grosse lame soulève la barque puis l’écrase contre un énorme rocher.
Revenir en haut Aller en bas
Hisadora la Farouche
A son propre compte


Messages: 46

Parchemin d'identité
Alignement: comme ça l'arrange
Armes: Sabre de bord, pistolets d'abordage et poignard
Découvertes:

MessageSujet: Re: Seuls au monde   Dim 19 Fév - 17:06

Maudits corsaires ! Hisadora serra les dents en fonçant tête baissée sur les quais. Pourquoi ne pouvaient-ils pas mourir en silence comme tout le monde ?! Toujours obligés de brailler comme des fillettes. On veut en tuer deux discrètement et ça finit en massacre parce que ces messieurs ne peuvent tenir leurs langues, ce qui est stupide au fond puisque cela fait encore plus de morts … Quelle belle bande d’égoïstes tout de même. Et a cause d’eux, elle avait reçu un sale coup sur le flanc gauche. Certes, cela n’était pas bien profond mais ça avait mit un temps fou avant d’arrêter de saigner et chaque pas était douloureux. Elle au moins, elle faisait ça proprement ! Bon d’accord, cette fois, elle n’avait pas eu la force de traîner les cinq corps dans l’eau mais d’habitude, elle le faisait et puis, ils n’avaient pas vraiment souffert, elle les avaient tous égorger pour finir. Une mort qui devait être terrifiante pour le coup mais une mort rapide. Plongée dans ses sombres pensées, elle ne remarqua pas la montagne de muscles qui se dresse devant elle et percute l’homme si violemment qu’elle tombe en arrière, s’étalant sur le dos. La jeune femme gémit et presse ses mains contre sa blessure pour éviter qu’elle ne s’ouvre de nouveau alors que l’homme la remet maladroitement sur pied.

-Excusez moi ma petite dame … J’espère que je ne vous ai pas fait mal, regardez où vous mettez les pieds a l’avenir …

La pirate crut qu’elle allait faire une crise de nerfs. Quelle journée pourrie !! Elle fit un gros effort pour ne pas lui sauter a la gorge, histoire de lui apprendre le respect a ce marin d’eau douce. Elle retint de justesse sa réplique acérée après l’avoir jaugé du regard. Elle était furieuse d’accord mais pas suicidaire, il faisait plus de deux mètres et la poignée de son sabre était suffisamment usée pour qu’elle se méfie de lui, de plus deux hommes derrière lui, de la même carrure, l’observait intrigués. Sans répondre donc elle le repoussa brusquement et continua sa route. Une fois arrivée, elle grimpa sur l’Esbroufe et s’enferma dans sa cabine pour retirer ses vêtements tachés de sang avant d’observer sa plaie et de verser de l’alcool dessus. Elle retint de justesse un cri en se mordant la langue puis se banda convenablement la taille et soupira de soulagement avant de se rhabiller. Elle avait quelques jours de libres et même s’ils commençaient plutôt mal, elle comptait bien se rattraper ! Bon, maintenant, une taverne qui ne pose pas de questions et où on peut boire. Elle sourit légèrement, bien que sur son visage cela puisse paraître pervers en ce moment. Elle connaît l’endroit idéal, où les meurtres sont assez fréquent et où on la connaît assez bien pour qu’elle ai la paix …


Elle marchait a travers Soledad lorsqu’elle capta un bout de conversation, on parlait d’elle. Elle était recherchée par les corsaires … Tiens, tiens … Elle se hâta de se rendre dans la taverne pour croiser le moins de monde possible et ouvrit la porte. La silence qui l’accueillit fut des plus plaisant bien qu’un imbécile mit un moment a comprendre qu’il valait se taire. Elle s’asseya et commanda du rhum … Les clients mirent un bout de temps avant de reprendre leurs conversations enjouées, elle, n’était pas d’humeur. Le premier a posé de trop son regard sur elle se fit presque cracher à la figure. Elle voulait être tranquille, c’était pas bien compliqué ! Et puis Shad qui était partit ce matin … Dans combien de temps il reviendrait ? Elle était de bien meilleure humeur lorsqu’il était avec elle. Il l’apaisait … La farouche soupira et recommença a boire. Avec le sang qu’elle avait perdu, l’alcool lui monta rapidement a la tête et comme elle préférait éviter de vomir ses tripes, elle s’arrêta là et sortit prendre l’air. La terre tourna un moment sous ses pieds et elle faillit rire, hilare mais elle s’effondra avant, frappée a la tête.

Noir complet …

Le soleil qui caressait sa peau était un pur délice … Les vagues qui la berçaient doucement et l’air salé qui se déposait sur ses lèvres la firent soupire de bien-être puis la situation bascula au moment où elle comprit que quelque chose clochait … Que faisait-elle en mer ? En moins d’une seconde, elle se retrouva dans l’eau. Elle ne sait par quel miracle elle ne s’est pas écrasée contre se rocher, toujours est-il qu’elle s’accrocha a une planche pour calmer son cœur qui battait la chamade. Que foutait-elle ici bon dieu ?! Elle mit un moment a comprendre que le truc qui coulait non loin d’elle avait sans doute la réponse. Elle plongea et attrapa l’homme inconscient par le cheveux avant de le remonter a la surface, le portant légèrement pour le mettre sur la planche, non sans difficultés puis elle le traîna jusqu'à la plage. Elle cracha toute l’eau qu’elle avait avalé et s’étala de tout son long sur la plage, a bout de force, sa blessure lui arrachant des cris de douleur a cause de l'eau de mer ... Posant sa main sur son flanc, elle remarqua qu'elle saignait de nouveau ...

******************************************************************************************
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Artémis Spector
A son propre compte


Messages: 5

Parchemin d'identité
Alignement: Neutre
Armes: pistolet, sabres
Découvertes:

MessageSujet: Re: Seuls au monde   Lun 20 Fév - 13:40

Un crabe maladroit se déplace comme à son habitude sur son terrain de chasse et de jeu. Depuis sa naissance qu'il vit sur cette plage, il n'a jamais rien connu d'autre que les rochers et sa nourriture, même pas d'autres crabes. Sinon, il en aurait fait de la pâtée de crabe vite fait bien fait, jetant les restes aux poissons. Les oiseaux sont ses ennemis jurés, sa mère l'a pourtant mis en garde contre eux à force claquement de pince, qu'il ne devait en aucun cas s'en approcher. Ils sont extrêmement dangereux pour leur espèce. Mais le jeune crabe effronté n'a peur de rien, et au contraire, se trouve fort et invincible. C'est pour cela qu'il poursuit les rares oiseaux qui osent approcher son domaine, chargeant tel un force né pour les découper en rondelles. Cependant, la plage est devenue tout à coup la proie d'envahisseurs massifs, énormes corps chauds et gras. Ils sont arrivés comme un ouragan les soirs d'orage, investissant les lieux assez rapidement. Ils sont venus de la mer, l'un d'eux est allongé dos au sable sans bouger, les yeux fermés, l'autre est assis par terre, gigotant pour quelque raison qui ne peut atteindre l'esprit torturé d'un crabe. Cet esprit est pourtant assez intelligent pour savoir que le plus vulnérable en ce monde est le plus passif, il s'approche donc du corps allongé de sa démarche latérale rapide. Première approche, il le regarde de loin, claquant des pinces pour s'assurer de sa perte de conscience. Ensuite, tournant autour du corps, le crabe cherche un point d’accroche où commencer à attaquer, le pouce éveillant son intérêt. Et enfin, l'attaque! Il s'empare du membre convoité de ses pinces et ne le lâche plus.

Un cri strident s'élève dans le ciel, faisant voler les oiseaux et frémir les poissons silencieux. Artémis dresse son buste d'un mouvement précipité en crachant eau et rhum, puis essaie par maints agitation de la main de se débarrasser de la bête récalcitrante. La douleur devient plus aiguë qu'au début, mais l'intellect du chasseur de prime ne mesure pas à quel point son agitation grandissante en est la principale cause, si on enlève la pince très serrée du crabe. Voyant qu'il ne sert à rien de rester assis, au contraire, il bondit sur ses pieds et augmente un peu plus sa frénésie en courant sur une certaine distance, revient sur ses pas, contourne la jeune pirate, revient, tourne autour d'elle, court vers les rochers où il saute de l'un à l'autre sans prendre en considération le fait qu'il pourrait tomber, puis finit par éclater en mille morceau la pauvre créature contre un rocher pointu. Sa poitrine se gonfle et dégonfle avec force pendant que ses yeux exorbités observe sa main meurtrie. Il a une unique trace rouge de forme circulaire, mais rien de bien méchant. Se trouvant plus exposé aux dangers en plein milieu de la mer, Artémis retourne sur la plage en remettant de l'ordre dans ses cheveux en bataille.

Hisadora est toujours là, assise sur le sable. Artémis se dirige vers elle, sabres aux poings. Il est principalement spécialisé dans le maniement de deux sabres car il manque d'équilibre avec un seul, mais se débrouille tout de même correctement. Plus la distance qui les sépare s'amoindrit, plus il accéléré le pas. Quand sa marche rapide devient une course effrénée, ses bras se lèvent de façon à avoir les lames aux niveaux des épaules à l'horizontale, et porte un coup latérale fort et précis sur le flanc de la pirate tueuse de corsaire, une fois à son niveau. Elle ne lui échappera pas, il est déterminé à avoir sa peau et sûrement s'en vêtir.
Revenir en haut Aller en bas
Hisadora la Farouche
A son propre compte


Messages: 46

Parchemin d'identité
Alignement: comme ça l'arrange
Armes: Sabre de bord, pistolets d'abordage et poignard
Découvertes:

MessageSujet: Re: Seuls au monde   Mer 22 Fév - 21:26

La jeune femme était en train de remettre en place son bandage quand le truc qu’elle avait sortit de l’eau se mit a brailler comme si on lui arrachait les yeux. Jamais de sa vie un homme ne lui avait offert un spectacle aussi pitoyable, pourtant elle en avait vu et revu des spectacles pitoyables ! Il se mit a courir comme un dératé, gesticulant étrangement en secoue sa main comme s’il était possédé. Elle conclut rapidement qu’il avait complètement perdu la tête puis remarqua le crabe qui s’accrochait désespérément a son pouce. Tout ça pour ça ?! Elle aurait préféré le croire totalement simple d’esprit finalement … Que faisait-elle en mer avec lui ? Elle se souvenait avoir beaucoup bu … Certes, mais pas a ce point … Perplexe, elle ne le quitta pas du regard. Elle n’eut pas a se pincer pour savoir qu’elle était bien éveillée, la douleur lancinante sous ses côtes le lui rappelait suffisamment.

Lorsque enfin il se débarrassa de la bestiole, elle s’apprêta a ce foutre ouvertement de sa gueule mais le voyant tirer son sabre, elle perdit son semblant de sourire ; Elle savait désormais pourquoi elle se trouvait avec lui. Un chasseur de primes. Elle avait hésité quelques secondes entre chasseur de primes et corsaire, mais il était évident qu’il n’était pas de ses derniers, il ne portait pas d’uniforme ni aucun signe ou symbole de la noblesse qu’ils servent. Et puis, bien que les corsaires soient des moins que rien, ils ont un minimum de tenu … Ils lui auraient proposé de se rendre, ils ne l’auraient pas attaquée en la voyant blessée, ils n’auraient pas fait tant de bruits pour un crabe … Ils ne l’auraient pas attaquée sans la moindre lueur de crainte dans les yeux.

Il accélérait … Encore … Encore … Puis il frappa. Hisa savait qu’il fallait faire vite, mais elle avait mal et ne pouvait pas être aussi rapide que d’habitude. Toute fois, même avec un esprit embrumé, on garde des réflexes. Elle se jeta a plat ventre dans le sable pour ne pas être tranchée en deux. De justesse … L’acier traça une ligne de feu dans son dos. Sans gravité mais c’était douloureux et elle perdait encore un peu plus de sang. Et bien, ce n’était pas la gratitude qui l’étouffait, ce crétin, elle lui avait tout de même sauvé la vie, il aurait put attendre quelques secondes avant de lui sauter dessus. Un chasseur de primes. Elle en connaissait pas mal au final … De véritables petites ordures. Des vendeurs de cadavres. Aucun honneur, aucune dignité, aucune parole. Ce qu’elle pouvait les détester … La pirate se remit promptement debout et enfonça son talon dans le plexus de son agresseur d’un coup de pied, ce qui lui arracha un nouveau cri de douleur. Tout son corps lui faisait mal mais elle voulait survivre ! Elle ne pouvait pas combattre, elle devait se montrer persuasive pour le coup …

- Qu’est ce que tu fous, imbécile ?! Je vaux plus du double, livrée vivante !

Hisa passa ses mains sur sa blessure, il fallait qu’elle calme les battements de son cœur et qu’elle se repose si elle voulait avoir une chance de guérir.

- Et puis pourquoi te fatiguer à te battre, a ce rythme je serais morte demain matin ! Si tu as peur de moi, tu n’as qu’a me surveiller ou m’attacher, je sais pas moi ! En plus, c’est a cause de toi qu’on est là alors s’il te plait, fais toi oublier. Qui t’as sortit de l’eau a ton avis ? Pourquoi tu respire encore ? Grâce a qui ? Abruti !

Elle aurait tout le loisir de le tuer pendant qu’il dormait alors peu lui importait ce qu’il comptait faire d’elle tant qu’elle restait en vie.

- Si on veut se sortir de tes conneries, tu vas avoir besoin de moi tout comme je vais avoir besoin de toi. Si on trouve pas d’eau douce rapidement pour commencer, on est mal !

******************************************************************************************
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Artémis Spector
A son propre compte


Messages: 5

Parchemin d'identité
Alignement: Neutre
Armes: pistolet, sabres
Découvertes:

MessageSujet: Re: Seuls au monde   Jeu 23 Fév - 14:22

Elle évite le coup d'Artémis avec rapidité en se jetant à terre, s'étalant à plat ventre. Cependant, il lui laisse une trace rouge fine et sanguinolente sur le dos, de la longueur d'un avant-bras. Artémis n'a même pas le temps de lever mon bras pour l'achever qu'elle hurle à plein poumon:

"Qu’est ce que tu fous, imbécile ?! Je vaux plus du double, livrée vivante !"

Sans vraiment savoir pourquoi, le chasseur de prime en reste interdit. Les yeux de la jeune femme lui lancent des éclairs que ceux de la puissante nature ne pourront jamais égaler en fureur, il en est passablement troublé. Si ses sens n'étaient pas autant en proie à l'alcool, atrophiés comme jamais, il aurait sans doute eut une expression perplexe et abasourdi, mais sa pseudo-fierté prend le dessus et lui impose une impassibilité loin de refléter ses véritables sentiments.
La main d'Hisadora passe sur son flanc, à l'endroit même où plus tôt Artémis la visait, comme si le coup l'avait vraiment atteinte. Il la sent se crisper rien qu'en y repensant.

"Et puis pourquoi te fatiguer à te battre, a ce rythme je serais morte demain matin ! Si tu as peur de moi, tu n’as qu’a me surveiller ou m’attacher, je sais pas moi ! En plus, c’est a cause de toi qu’on est là alors s’il te plait, fais toi oublier. Qui t’as sortit de l’eau a ton avis ? Pourquoi tu respire encore ? Grâce a qui ? Abruti !"

Artémis prend une pause et réfléchis un quart de seconde sur la situation. Il était ivre mort sur une barque de quelques pieds, la pirate entre ses griffes; la barque s'est écrasée contre un rocher, ils s'en sont sorti mais à la limite de la noyade; et maintenant, ils sont tous les deux seuls sur une plage abandonnée. Sans aller de midi à quatorze heures, il en conclut que c'est uniquement grâce à sa chance légendaire qu'il en est arrivé là, sa proie juste en face vulnérable à ses attaques. Si elle pense lui faire croire qu'un pirate sans cœur aide un homme tombé à la mer par pure charité, elle est loin du compte. Il faut être dans les mêmes prédisposition que lui pour qu'un tel événement survienne par un enchaînement bizarre de circonstance. Peut- être est-ce une prévision de la part du flibustier qu'elle est, concernant la gratitude prochaine que pourrait éprouver le jeune chasseur de prime innocent à son égard, ou même une étourderie de son caractère, peu importe; en tout cas, il ne lui doit rien.
Une tel débouché dans un raisonnement pareil est digne d'un Artémis ignare et imbécile, mais cela, il l'a accepté depuis un moment déjà. Il n'a nullement besoin d'argument valable pour être idiot, tant que tout tourne à son avantage.

"Si on veut se sortir de tes conneries, tu vas avoir besoin de moi tout comme je vais avoir besoin de toi. Si on trouve pas d’eau douce rapidement pour commencer, on est mal !"

Artémis se gratte la nuque épée toujours au poing, il ne fait absolument pas confiance à Hisadora pour la ranger. Ses sourcils se froncent, son regard se fait plus lointain, comme s'il cherchait à atteindre un but des plus éloignés, ou un objet perdu, puis il regarde la mer comme pour chercher conseil. Son visage s'éclaire soudainement, un semblant de sourire étire rapidement ses lèvres. Il range l'une de ses épées, celle de la main gauche, se baisse et ramasse une bouteille de rhum et une corde sans nulle doute venant de leur barque, rejetées par les eaux. Il libère la bouteille de son bouchon et porte à la bouche le goulot buvant bruyamment le liquide révigorant, il se sent beaucoup mieux à présent.

"C'est vrai, dit- il après avoir satisfait sa soif devant la jeune femme durant quelques longues secondes, tu m'as sauvé la vie, je ne pourrais jamais assez te remercier pour ça, je ne le ferai donc pas. En attendant, je vais immédiatement attacher ta taille à la mienne avec une corde solide, puis nous irons explorer le voisinage. Je pense même que je vais aussi attacher tes poignets, pour consolider le lien qui nous unis tant. Peut- être y a -t- il une ville dans les environs où nous puissions loger ou trouver un bateau pour nous ramener à Asombrada. Si tu refuses de m’obéir sur quelque point que ce soit, grande valeur peut avoir ton corps vivant, je te tuerai sans hésitation."


Le chasseur de prime sourit à la pirate en lui tendant la bouteille à moitié vidée. Sa menace est des plus sérieuses malgré la légèreté de son ton. Pourtant, Il trouverais dommage de devoir se débarrasser d'une si charmante compagnie.
Revenir en haut Aller en bas
 

Seuls au monde

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» BESOIN DE MONDE !!!
» Le monde d'Hamkara'n
» le monde de Narnia RPG
» la plus belle ile du monde
» [Le Monde en 2050]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
*Le Monde de Mandalor* :: Îles, Îlots et Navigation :: D'une terre à l'autre : navigation en mer d'Auria-